Paraguay des maisons en Luffa et plastique recyclé

L’idée et sa simplicité m’ont plues, je vais aujourd’hui vous présenter une façon insolite et ingénieuse de construire des habitations à faibles coûts et à faible emprunte écologique.

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Tout commence au Paraguay où la culture du luffa est une habitude ancestrale. Cette plante qui pousse rapidement en dehors du sol est pleine de ressources. Sa chair est comestible et se rapproche de celle du concombre, et lorsque le fruit est pelé et sa chair séchée  on en produit des éponges végétales légèrement abrasives.

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Elsa Zaldívar a remporté le Prix Rolex 2008 des créateurs d’entreprise est à la tête d’une exploitation de luffa qui produit et commercialise des éponges non traitées et des petits objets où le luffa est utilisé comme de la laine feutrée.
De cette production en résulte aussi beaucoup de déchets de luffa qui ne sont pas éligibles pour faire de beaux produits. Ces déchets sont conservés par les femmes de la Coopératives des Cultivatrices de Luffa.

On le sais, le Paraguay est un des pays les plus pauvres de l’Amérique du sud. Ce que je ne savais pas, c’est que ces terres enclavées sont les victimes d’une déforestation massive qui détruit en moyenne 0,5% de ces forêts chaque année, au profit de cultures agricoles. Au delà des effets néfastes que cette déforestation déclanche : émission de gaz à effets de serre, pollution des eaux, menaces sur la faune et la flore etc. La déforestation prive aussi les habitants du Paraguay de bois, matière première des habitations locales, qui devient une denrée rare et un produit de luxe.

C’est dans ce contexte que l’idée d’Elsa est née : se servir de la Luffa comme matière première pour l’isolation des maisons. Mêler  des fibres de Luffa avec du platique recyclé pour créer un matériau composite aux propriétés isolantes qui sera ensuite cloué sur la solide structure en bambou.

Dans le  reportage diffusé sur Arte, Elsa nous montre les phases de tests du produits, les recherches sur le type de plastique à employer, les quantités de Luffa à utiliser et nous suivons la construction de la première maison en Luffa.

Dans cette vidéo (en Anglais) Elsa nous parle de la naissance de son idée et de ses espoirs pour avancer des solutions.

Ici en France, loin des problèmes du Paraguay, le Luffa n’est pas pour nous l’espoir de rendre nos vies plus confortables. Mais cette plante qui m’était inconnue a beaucoup de propriétés et peut se rendre utile dans de nombreux usages…
– des éponges de bain
– des tampons abrasifs
– rembourrage d’ameublement ou les sièges de voitures,
– usages textiles, où le luffa est traité pour se rapprocher du feutre ,
– des sandales, des  semelles,
– ingrédient de savons artisanaux
– et enfin ses graines seraient un remède aux problèmes de sinus.

Grâce à Elsa Zaldívar cette plante fabuleuse a montré qu’elle se débrouillait aussi très bien comme matériau d’isolation.

L’utiliser pour le logement, est impensable en France, mais je pense qu’il pourrait tout à fait entrer dans notre univers à une échelle plus locale, comme matériau de substitution pour des éléments architecturaux éphémères, type cabane de jardins ou abris de plage par exemple.

Méconnue en France, le luffa mérite à mon avis plus d’attention car elle a plus d’un tour dans son sac…

photo de l’article trouvée ici

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